Souvenirs de notre Grand Stage de Taïjiquan (Tai Chi) 2006 à Cap-aux-Os

Souvenirs 2006

La route pour Cap-aux-Os (Gaspé) longe le fleuve qui s’élargit pour faire la place au golfe puis à la mer. De l’autre côté, la montagne grandit. Il y a d’abord les blocs rocheux du Bic, puis les falaises s’étirent vers le ciel pour former des géants de pierre qui semblent veiller sur la route qui serpente à leurs pieds. À Mont-Saint-Pierre et à Mont-Saint-Louis, c’est à couper le souffle : l’infini du ciel, l’immensité de la mer et le titanesque des montagnes nous rappellent que l’immensément petit rejoint l’immensément grand. Ce sera ainsi partout en Gaspésie.

Cap-aux-Os n’est pas seulement un excellent lieu pour nos Grands Stages de Taïjiquan d’été, on y retrouve aussi une panoplie d’activités pour tous. En voici quelques exemples :

  • La montée du Mont St-Alban nous permet de rejoindre le point culminant du parc Forillon.
  • Appuyer sur la photo pour qu’elle remplisse le cadre. Utiliser le curseur pour faire le tour de l’horizon comme si vous étiez au sommet du Mont St-Alban.

    Le Mont St-Alban est le point culminant du parc Forillon. Du haut de ses 282 mètres on peut contempler le Cap Bon Ami, la fin du long système montagneux appalachien qui va de l’Alabama (E.U.) jusqu’à Forillon sur plus de 3 000 km de massifs dont la plus ancienne remonte à 450 millions d’années. De gauche à droite, au loin, on aperçoit l’Île Bonaventure et le Rocher Percé, toute la Baie de Gaspé, puis Cap-des-Rosiers, à l’entrée du fleuve Saint-Laurent, avec son phare de 37 mètres qui est le plus haut du Canada.




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  • L’exploration de la rivière Yarmouth où nous pouvons admirer les bancs de saumons de l’Atlantique dans leur état naturel.

  • La marche au Rocher Percé pour toucher à ce célèbre témoin de notre préhistoire.

  • La montée au Mont Ste-Anne, là où un coup d’oeil englobe le Rocher Percé et l’île Bonaventure.

  • Les promenades sur les plages de la région qui permettent de trouver des "trésors" de pierres et de coquillages.
  • Le lever du soleil sur le côté Nord (Golfe du St-Laurent) du parc Forillon.

  • Le coucher de soleil sur le côté Sud (Baie des Chaleurs) du parc Forillon.

  • Les excursions en kayak de mer pour approcher les phoques.

  • La Voie lactée plein ciel, nous sommes dans l’illimité.

  • Les dégustations de saumons, de morues, de homards de crevettes et fruits de mer tout juste sortis de l’océan.

Sans oublier aussi de ne rien faire en se laissant absorber par la nature qui nous entoure, fraîche et pleine.

DÉROULEMENT DU STAGE
Le Taïjiquan sur la plage
Cette année, nous sommes reçus à l’Hébergement touristique Forillon par Ghyslaine, Nathalie et Jean Frédéric et par sa nouvelle directrice Gaby Cyr. Comme l’année passée, l’accueil est chaleureux. Nous retrouvons des lieux propres, confortables et adaptés à nos activités. La température est idéale, ni trop chaude, ni trop froide. Depuis le début, une seule averse nous a forcé à rester à l’intérieur. Comme l’année passée, le stage s’articule autour du "QI dans la forme". Notre façon de procéder a de quoi en surprendre plus d’un. Nous utilisons des techniques d’automassage, des interactions avec un partenaire et avec l’environnement, comme le scintillement des feuilles au vent, le clapotis des vagues et les dessins des nuages. Il y a bien sûr une partie debout qui ne consiste pas à apprendre les mouvements du Taïjiquan, mais ce qui va permettre aux mouvements du Taïjiquan de se développer.

Anciennement, l’apprentissage du Taïjiquan se faisait en trois grandes étapes :

1) Apprendre la forme (les mouvements), ce qui prenait de cinq à dix ans
2) Apprendre l’Art du Qi (l’Alchimie interne des taoïstes) ce qui prenait de dix à vingt ans
3) Apprendre le Qi dans la forme.

Aujourd’hui, grâce au développement de nouvelles pédagogies, on peut apprendre le Qi dans la forme avant d’avoir appris la forme et le Qi. C’est même devenu un nouveau chemin qui permet de mieux apprendre le Qi et la forme plus tard.


Nous alternons les périodes à l’intérieur et à l’extérieur ainsi que les périodes en face de l’Hébergement touristique Forillon et à la plage, etc. Il y a une seule différence notable avec l’année dernière, alors que plusieurs élèves s’ajoutent à notre groupe, quelques-uns, qui étaient présents l’an dernier, n’ont pu se joindre à nous cette année, dont Pierre (élève modèle...) à cause de son voyage en Chine. Nous te souhaitons, cher Pierre, beaucoup de "chi"-nois.

DES RENCONTRES FORTUITES AVEC LA FAUNE LOCALE

Durant les moments libres, certains d’entre-nous ont eu la chance de croiser quelques représentants de la faune locale :


Lièvre du parc Forillon

  • Au parc Forillon, les petits lièvres aux grands yeux et les gros porcs-épics croisent souvent notre route.
  • Sur la route de Douglastown, soudain, la forme allongée d’un renard roux traverse la grand route à toute vitesse. Avec son grand museau qui pointe à l’avant, il se retourne à peine pour nous observer.

  • Au détour d’un sentier au Mont Ste-Anne, un jeune perdreau gambade sous les branches. Il faut se pencher pour le suivre des yeux quand il s’éloigne. Soudain on aperçoit son petit frère qui est là, à deux pas de nous. Puis juste à côté, son autre frère nous regarde sur une basse branche. La maman perdrix, toute affolée, lâche un cri d’alarme et s’envole. Du coup, ses trois petits s’immobilisent. Nous pouvons alors les observer, tandis qu’eux sont comme transformés en statue. La mère qui s’éloigne continue ses cris pour nous attirer loin de sa progéniture.

  • Ah ! Les charmes de la rivière Yarmouth ! Une route longe la rivière qui coule à partir des lointaines montagnes pour se jeter dans la mer à côté de Gaspé. La route est jalonnée d’arrêts aménagés pour la pêche aux saumons. C’est une rivière limpide qui coule sur un lit de galets et, de temps à autre, les creux de la rivière forment des fosses où le saumon qui fraye se repose de son périple. Après avoir visiter sans succès plusieurs fosses, grâce aux gardes forestiers, nous avons finalement trouvé la cachette des saumons. Ils étaient là, plusieurs dizaines, certains mesurant près de deux mètres, cordés comme des billots au fond de la rivière. Spectacle inoubliable !


Il y a aussi les phoques de la Baie de Gaspé, les chevreaux de la ferme Chimo, les Fous de Bassan et les Cormorans de l’Île Bonaventure les castors, les faucons, les porcs-épics, les ours, les crapauds et les couleuvres du sentier le Portage.

Quel est le rapport de tout cela avec le Taïjiquan ?

Beaucoup plus qu’une gymnastique, au-delà de l’auto-défense, le Taïjiquan est un retour au naturel. Alors, rien de surprenant que de chercher à s’en entourer, de savourer sa plénitude et de célébrer sa magnificence dans toutes ses manifestations...
La mer et la roche
Merci à Jean-Pierre et Marie-Josée pour les photos !

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