Le décès d'un homme remarquable


Wang Yen-nien Laoshi est décédé le 4 mai 2008 à l’âge de 94 ans.
Ayant eu le privilège de le rencontrer et de fréquenter quelques-unes de ses classes, je peux témoigner qu’il laisse un enseignement rare et précieux ainsi que le souvenir d’un homme vrai, d’une grande compétence, d’une grande rigueur et d’une grande générosité. Sans prétention, il se faisait appeler "Laoshi" qui signifie "Vieux Monsieur" ou "Honorable Monsieur".

Nous offrons à sa famille, à ses proches et à ses élèves toute notre sympathie et nos condoléances les plus sincères.

Wang Yen-nien Laoshi aura été le premier à enseigner publiquement, en 1950, le Taijiquan de l’Ancienne École Secrète de la Famille Yang (Yang Laojiao Michuan). Il le tenait de Zhang Qin-Lin qui le tenait de Yang Jian-Hou, troisième fils de Yang Lu-Chan, qui le tenait lui-même de son père.

Digne héritier d’une école de Taïijiquan rare et inestimable, il a répété maintes fois -et je l’ai moi-même entendu le dire- que...

« Bien qu’il existe une grande diversité d’écoles de Taïjiquan, celles-ci font toutes partie d’un remarquable héritage culturel commun. Chacune des écoles est une cristallisation de la sagesse des anciens Chinois et, à ce titre, elles méritent toutes d’être apprises et transmises. » Wang Yen-nien

Quelle belle leçon de modestie et de tolérance !

Il est aussi l’un des premiers chinois à avoir transmis le taïjiquan à des « étrangers » à la Terre du Milieu.

Wang Yen-nien Laoshi a eu de très nombreux élèves, dont monsieur Guo Chi, qui a été l’un des professeurs ayant eu le plus d’influence sur Vlady Stevanovitch, avec qui j’ai perfectionné le Taïjiquan.

Le décès de Wang Yen-nien Laoshi est une grande perte, particulièrement pour toute la communauté du taïjiquan. Personnellement, je lui suis reconnaissant d’avoir directement et indirectement contribué à apporter beaucoup de joie dans mon existence.

BIOGRAPHIE
Pour en savoir plus sur Wang Yen-nien Laoshi :

Une courte biographie "officielle" de Wang Yen-nien.
Un biographie par Georges Charles

ÉPITAPHE

Le Tigre est retourné à la montagne...
Épitaphe de Christian Bernapel.


Il naquit le 19 décembre 1914, dans l’année du « Tigre qui se tient fermement debout »
Épitaphe de Georges Charles.