Le Taïjiquan, le Rein et les migrations


Que peut-il bien y avoir de commun entre le Taïjiquan, le Rein et les migrations ?

Pourquoi y a-t-il autant de techniques dans le Taïjiquan ?
Nous faut-il toutes les apprendre ?

Les migrations


Les migrations animales sont nombreuses et se rencontrent chez toutes les espèces.

Voici quelques exemples :

  • les poissons (saumon, anguille)
  • les crustacés (langouste)
  • les reptiles et les amphibiens (tortue, grenouille)
  • les oiseaux (oies, canard)
  • les mammifères (caribou, baleine)
  • les insectes ( papillon)

Souvent, les animaux peuvent parcourir des milliers de kilomètres. La grande énigme est la suivante : comment font-ils pour trouver le bon chemin ? La réponse n’est pas facile.

Au cours des siècles, plusieurs hypothèses ont été proposées :

  • les variations du paysage
  • la position du soleil
  • la position de la lune
  • la configuration des étoiles
  • le champ magnétique de la terre
  • les vents dominants
  • les vibrations des montagnes et des océans
  • les odeurs
  • la rotation de la terre

Et il y en a certainement d’autres... Les plus récentes recherches dans ce domaine notent que plusieurs indicateurs sont habituellement utilisés. L’animal se déplace donc dans la direction où les signaux sont les plus forts, tous indicateurs confondus. Ainsi, même si certains indicateurs sont manquants ou déréglés, la bonne route peut quand même être trouvée, c’est l’essentiel.

L’animal est capable de saisir cet essentiel, directement, sans analyse, sans synthèse ni sans raisonnement. Il est guidé par un instinct qui lui livre en vrac cet essentiel auquel il se soumet.

Souvent, les animaux se regroupent. Cela permet aux individus incapables de détecter les indicateurs correctement de se rendre à destination en suivant simplement les autres.
 

Le Taïjiquan


L’Alchimie interne taoïste et le Taïjiquan s’inspirent de la nature. Ils proviennent d’une longue et patiente observation des phénomènes de la nature. Le Taïjiquan, ressemble aux migrations. Beaucoup de techniques sont apprises et pratiquées. Il existe plus de mille techniques, réparties en cinq catégories, ce sont les CINQ PILIERS DU TAÏJIQUAN. Ils correspondent aux cinq constituants organiques du taïjiquan. Mais il n’est pas nécessaires d’apprendre toutes ces techniques. Un certain nombre d’entre-elles peuvent nous en communiquer l’essentiel et nous « montrer la route ».

Comme chez les animaux, le regroupement peut nous faciliter la tâche. C’est ce qui se passe dans les pratiques en silence.

 

Le Rein


C’est aussi ce qui se produit dans les techniques du Rein. Il en existe beaucoup, mais aucun d’elles n’est vraiment obligatoire et il n’est pas nécessaire de toutes les apprendre. Il est cependant intéressant d’en apprendre plusieurs. La pratique de quelques-unes d’entre elles mènera dans la bonne direction. Les techniques du Rein se répartissent en 17 groupes, répertoriés dans les Cinq Arts du Taïjiquan. Il y en a plus de cent.

Plus d’information sur nos Grands Stages d’hiver 2008 :

 

 

L’essentiel


Dans le Taïjiquan et dans les techniques du Rein, comme dans les migrations, il y a une multiplicité de moyens, une abondance de choix qui vont tous dans la bonne direction. Selon les cas, selon les circonstances, au moment opportun, on peut ainsi puiser dans de multiples ressources et se rapprocher ainsi du bon chemin.

 

 

 

La migration de l’outarde (Bernache du Canada)


En Amérique du Nord, la Bernache du Canada est migrante : en automne elle quitte ses lieux de reproduction. Suivant la côte Atlantique, elle ira passer l’hiver du sud de la Nouvelle-Écosse jusqu’en Caroline du Sud. Chaque printemps, la Bernache retourne nicher dans le Nord, dans la vaste tourbière arborescente (muskeg) du nord de l’Ontario qui longe la côte ouest de la Baie James et la côte sud de la Baie d’Hudson. Elle y arrive à la fin d’avril.
 

Elles remplissent le ciel.

 

La migration du papillon Monarque


Le somptueux Monarque, du Québec au Mexique, effectue un trajet migratoire unique. Largement répandu dans le monde, le Monarque est plus particulièrement fréquent en Amérique du Nord où il effectue de grandes migrations. Durant juillet et août, il se rencontre au nord des États-Unis et au Canada. Dans leurs lieux d’hivernage, on les retrouve au Mexique, en Californie et en Floride. Son périple est de 3000 km.