Et le plaisir ? Merde !


Voici sur Cyberpresse un très bon article sur la nécessité de bouger !
Richard Chevalier - La Presse - Les muscles et les os, premières victimes de la vie sédentaire

Malheureusement ! Ce n’est pas pour cette raison ni pour beaucoup d’autres, aussi bonnes soient-elles, qu’il faut bouger. Il faut le faire par plaisir !

Vous n’en avez pas assez de bouger pour être en santé ? De manger pour être en santé ? De chercher des oméga-3 ? Du faible en gras ? Pourquoi ne pas bouger simplement pour le plaisir de bouger ? Pourquoi ne pas manger pour le plaisir de manger ? Ne savez-vous pas que la plupart du temps l’étiquette oméga-3 n’est là que pour vous berner parce que ce ne sont pas tous les oméga-3 qui ont fait l’objet d’études ? Ne voyez-vous pas que dans les aliments "faibles en gras" contiennent deux fois plus de sucre et que vous êtes encore fait berner ?

On mange parce qu’on a faim. On bouge parce qu’on a besoin de bouger. Ne savez-vous pas que les exercices les plus simples, comme faire le ménage et ses courses et des activités qu’on aime sont suffisants pour être en santé ? Ne savez-vous pas que manger par goût vous entraîne automatiquement à manger en quantité raisonnable et en qualité ?

Sur le Portail du gouvernement du Québec nous trouvons la liste "Des excuses qui deviennent des raisons de bouger", sans oublier le plaisir.

Il faut bouger par plaisir ! Il faut manger par plaisir ! Il faut faire le Taïjiquan par plaisir !

Par plaisir !

Uniquement par plaisir...

Le Plaisi i i i i i i i r !


Les Fzrères Jazcques - Les spezrmatozoïdes (Les trois ceznts milzlions)

Les Frzères Jazcques - Les spermatozoïdes (Les trzois cents mizllions)

Nous sommes trozis cents milzlions, massés derrière la porte
Trop serrés pour remuer, trop tendus pour penser
Une seule idée en tête, la porte, la porte, la porte
Quand elle s’ouvrira, ce sera la ruée
La vraie course à la mort, la tuerie sans passion
Le plus fort gagnera, tous les autres mourront
Même pas numérotés, seul un instinct nous guide
On nous a baptisés : les spermatozoïdes.

Le prix de la victoire, c’est une fille de joie
Nous sommes trois cents millions et un seul l’aura
Elle se fout du vainqueur, elle ne choisit même pas
Elle se donne à tout l’monde, mais un seul à la fois
Elle attend bien tranquille dans son palais douillet
Le confort y est total, les serviteurs discrets
Pas de nuit, pas de jour, pas de bruit, que l’amour
L’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour, l’amour.

Nous bougeons lentement, faut pas s’ankyloser
Quand on est d’vant la porte, on voudrait s’arrêter
Si elle s’ouvrait maint’nant, je serais bien placé
Mais non, les autres poussent, ça y est j’l’ai dépassée
Et la ronde continue, la ronde des prisonniers
Mais ce que l’on attend, c’n’est pas la liberté
On n’se parle même pas, on garde les yeux baissés
On ne regarde pas ceux qu’il faudra tuer.

Soudain on s’arrête tous
Plus personne ne pousse
C’est l’instant qu’on attend
Très subtil le changement
On n’voit rien mais on l’sent
Dehors, ça bouge lentement
On espère, on redoute
On n’bouge plus, on écoute

Ca y est c’est parti, la porte est ouverte, c’est la ruée au dehors
Ne pas s’affoler, ne pas s’affoler sinon c’est la mort
Pas partir trop vite, la distance est longue, faut pas s’essouffler
Déjà les premiers ont été massacrés, bousculés, piétinés
Ce qui s’passe devant c’est pas important du moins pour l’intant,
La mort vient dans l’dos, le croche-pied vicelard et le piétinement
Le fouet bien en main j’en vois un qui s’approche, j’l’attends
Il est à ma portée je m’retourne, vlan ! d’un coup d’fouet je l’descends.

Faut être attentif, tous les nerfs tendus, prévoir le danger
Tout c’qui s’passe autour, faut en être conscient, sentir et frapper.
Quand l’un tourne le dos, s’il est à portée on lui règle son sort
C’est la règle du jeu, la moindre pitié entraîne la mort.
Sacré nom d’un chien, un coup d’fouet a sifflé juste derrière mes oreilles
Mais j’dois être cinglé pour philosopher à un moment pareil
Le fouet tournoyant, je cavale à mort pour me dégager,
L’danger écarté, je reprends mon train, faut pas s’enerver.

Déjà la moitié, les trois-quarts sont morts, ça s’est clairsemé
On court plus lentement, on piétine des corps, on est fatigués

Soudain je l’aperçois, il est devant mes yeux,
Il est là devant moi, ce palais merveilleux :
J’arrive ma toute belle, encore un p’tit effort !
Et je plonge dans la vie en sortant de la mort
Mais non, je n’suis pas seul, trois mecs m’ont précédé
Tellement épuisés qu’ils ne trouvent pas l’entrée.
Je leur tombe dessus, les écrase, les bouscule,
Je leur piétine la gueule et j’entre dans l’ovule.

Que c’est beau, que c’est beau, que c’est beau,
J’entre dans un Paradis,
Elle est là cette garce de vie
Pendant neuf mois entre elle et moi,
Ce s’ra l’Eden, le Nirvana.
J’suis l’vainqueur des trois cents millions
Je sors du Néant, j’ai un nom
C’est merveilleux l’existence !

Ca commence par des vacances !

Que c’est beau, que c’est beau, que c’est beau,
Je vais les jouir à plein d’ces neuf mois sans problème
Tranquille, baignant dans l’huile, sans amour et sans haine
Sans froidure, ni chaleur, surtout sans société
Parce que les autres, les vaches, ils m’attendent à l’entrée
Tous les autres vaiqueurs qui sont d’jà dehors,
Ils m’attendent pour se battre, pour voir qui s’ra l’plus fort.
Ouais, quand je sortirai, il n’y aura plus d’vacances,
Pendant soixante-dix ans, la bagarre recommence !

C’est la vie ... c’est la vie ... c’est la vie ... c’est la vie ...